Contexte stratégique : Le modèle économique de l’assurance santé en question

Dans un contexte général de crise économique, les assureurs santé sont devenus la bête noire des pouvoirs publics. Trop chers, trop riches, pas assez citoyens, les accusations pleuvent. La taxation de cet été a été présentée comme une mesure destinée à leur faire rendre gorge. Le gouvernement agite périodiquement l’épouvantail du bouclier sanitaire pour qu’ils comprennent que ce n’était qu’un début.

Nous allons montrer dans ce chapitre que ces accusations sont pour l’essentiel injustifiées et que la profession est en train d’évoluer en profondeur, dans un sens très favorable aux assurés que le gouvernement prétend défendre. Les prix sont plutôt à la baisse et les contrats mieux adaptés aux besoins des consommateurs, notamment de ceux qui dépensent très peu. Les chargements excessifs montrés du doigt par la Cour des comptes n’ont certes pas disparu, mais ils ne sont plus le cas général. La communication reste dans l’ensemble très maladroite mais elle évolue tout doucement dans le bon sens.

Nous allons également montrer qu’il faut cesser d’affirmer tout et son contraire. Le gouvernement trouve les assureurs santé trop riches et trop chers à son goût. La Cour de cassation de son côté veut mettre à leur charge des dizaines de milliards d’euros de provisions pour le maintien des garanties d’activité aux retraités. Il va falloir choisir. Entre une modification de la loi Evin et une inflation galopante des cotisations en assurance collective.

Enfin, nous conclurons sur la nécessité, pour balayer une fois pour toutes les accusations et autres procès d’intention, de mettre en place un label professionnel bannissant définitivement les excès et autres mauvaises pratiques encore en vigueur. Pour restaurer leur crédibilité, les opérateurs doivent non seulement faire le ménage mais aussi le faire savoir.

jalma - 28 janvier 2009


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